Aux frontières de l’aube du Guillaume Fourtaux  

 

Ce roman n’est pas sans défaut, il souffre de quelques maladresses. Pourtant, il m’a accroché. Pourquoi ? Il m’a fallu tomber sur un mot au hasard d’un article pour réaliser : manichéisme. Ce roman en est dénué. Comme souvent en dark fanatasy, le bien et le mal s’opposent, sauf qu’ici les frontières sont loin d’êtres nettes ou fixées, elles évoluent au fil de l’intrigue. Aucune race ne se voit octroyer un blanc seing, chacune compte son lot d’ordures. Pas de héros tout blanc, pas de méchant jusqu’à l’absurde. Pourtant, il s’agit bien de pointer l’absurdité et la bêtise des gouvernants qui, alors que leur monde menace d’être exterminé, continuent de comploter les uns contre les autres pour s’arroger une victoire que leurs mesquineries compromettent.

 

Résumé ainsi, on pourrait penser que ce roman donne dans le cynisme et pessimisme. Il n’en est pas dénué, certes, mais à travers des rédemptions qui sans être totales ou désintéressées n’en sont pas moins lumineuses. Elfes, dryades, nains ou hommes, chacun portent sa part d’ombre et de lumière, rendant les acteurs de cette histoire très humains.

 

L’édition Asgard ayant fermé, ce roman n’est plus disponible neuf. Il mériterait d’être réédité, après un petit lifting. En attendant, je vais guetter les prochaines parutions de Guillaume Fourtaux.

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