Les sheroes des Couleurs de l’Avenir, des nanas qui assurent

(mes chroniques s’efforcent d’être dénuées de spoiler)

 

Ceux qui me suivent un peu sur FB, le savent déjà, ma dernière lecture a été l’occasion d’un énorme coup de cœur.

 

Le point de départ ne peut que nous rappeler quelque chose : 1942, partout dans le monde des hommes et des femmes se découvrent des capacités surhumaines.* Le clin d’œil à Xmen est patent, totalement assumé et parfaitement maîtrisé.

 

Les Couleurs de l’Avenir est une uchronie : enrôlés en Allemagne comme au Japon, ces mutants souvent améliorés par des scientifiques à la solde de leur armées respectives vont faire basculer le cours de la guerre et repousser les alliés hors d'Europe.

L’histoire commence en 1950, les forces de l'Axe ont posé le pied sur le sol américain et le sort du monde est peut-être déjà joué. Pourtant, une autre menace rôde, cachée et insidieuse, qui compte bien prendre possession du monde tout entier.

 

* Les italiques correspondent à des extraits du quatrième de couverture


Bien sûr, les USA aussi comptent ses mutants, des supers… ils sont très mal vus. Assimilés aux monstres qui ont fait basculer la guerre en faveur des Allemands et des Japonais, ils se cachent pour la grande majorité. Exception faite d’une douzaine d’hommes menés par ce bon vieux Pappy Boyington qui cependant ne sont pas reconnus pour être des mutants, mais pour être les heureux possesseurs d’étonnantes armures n’ayant pas grand-chose à envier à celle d’Ironman. Ces Flying Rangers sont les nouveaux héros de cette Amérique en pleine débâcle.

 

Ce n’est pourtant pas leur histoire que choisit de nous raconter Jean Rebillat, mais celle d’une poignée de femmes, elles aussi mutantes même si certaines n’en sont pas encore conscientes. Toutes très différentes, tant du point de vue des origines, caractères et aspirations. L’Indienne chamane, la blonde de la haute bourgeoisie de Boston, la petite voleuse latino, la domestique noire, la fille à son papa… À la fois typées, voir stéréotypées comme le veut le genre, mais sans tomber dans l’excès du cliché facile, ces filles assurent un max dans une Amérique où les mouvements de libération de la femme ne sont pas encore en marche.

 

Personnellement, j’ai souvent du mal avec les personnages féminins, surtout lorsqu’ils sont écrits par des hommes, mais là, j’ai totalement adhéré : une vraie surprise. Punaise que ça fait plaisir de lire de vraies nénettes qui ne se contentent pas de séduire le premier beau mâle de passage ou de hurler de terreur en attendant qu’on les sauve !

 

Dans ce roman, Jean Rébillat joue avec tous les ingrédients des comics et autres Marvel de la grande époque, mais aussi des films de super héros, en les réinterprétant complètement. il use d’une mise en scène très cinématographique tant pour présenter chacune de ses sheroes, que pour mener une intrigue complexe pleine de surprises. Un livre jubilatoire à se procurer au plus vite pour votre plus grand plaisir.

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Commentaires : 2
  • #1

    Escrocgriffe (samedi, 11 juillet 2015 17:58)

    Ca a l’air terrible ! Je mets immédiatement ce livre dans ma wish list, merci pour l’info !

  • #2

    luce (dimanche, 12 juillet 2015 06:25)

    ça devrait te plaire Capitaine :) j'en doute pas une minute