Un roman à dévorer ou déguster selon votre préférence.


La Nuit des Cœurs Froids, d'Esther Brassac

Aux Éditions du Chat Noir


Il y a des titres qui traînent dans ma liseuse sans que je sache pourquoi, ils n’ont pas encore été lus. Le manque temps joue beaucoup, certes. Mais parfois, je me mettrais des baffes quand même. J’étais à Paris, j’avais prévu de lire autre chose que j’ai refermé très vite, je n’en dirai pas plus. La Nuit des Cœurs Froids s’est alors affichée en tête de liste.

 

Oups, je l’avais presque oublié, celui-là. Mea culpa.


La lecture à peine entamée me voilà transportée en Écosse, une Écosse enchantée, gothique et vivante, vibrante, même. Dès les premières lignes, Esther Brassac nous plonge dans le vif du sujet sans pour autant oublier de dépeindre son univers des plus pittoresque par touches efficaces. Une efficacité non dénuée de poésie et qui s’enrichit d’humour. Oui, l’humour est pour moi un élément très important. Toujours, même dans les histoires sombres, je dirais même surtout dans celles-ci.

 

L’univers de ce roman est décalé, il hésite entre uchronie, steampunk, fantasy et fantastique. Il ne ressemble à aucun autre tout en nous renvoyant au nôtre. Jolie prouesse. Et que dire des personnages, à part qu’ils sont tous plus savoureux les uns que les autres ? Que j’ai un gros faible pour une étonnante et très attachante goule ? Je ne pense pas être la seule. D’ailleurs, elle mériterait un fan club. Et l’intrigue dans tout ça ? Que dire sans spoiler ? Que les fils s’entrecroisent pour mieux se démêler ensuite ? À ce niveau, mon seul bémol, une petite baisse de rythme avant le grand final, rien de bien méchant et tout à fait excusable tant on se plaît en cette excellente compagnie. Bref, il ne manque pas grand-chose à la Nuit des Cœurs froids pour mériter un coup de cœur. Un roman à dévorer ou déguster selon votre préférence.

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